la rhodiola

Utilisation traditionnelle 

 

La rhodiola pousse naturellement dans les régions froides du globe et tout particulièrement dans les hautes altitudes pouvant allez jusqu’à 3000 mètres. Nous la retrouvons surtout dans les régions arctiques ( Norvège, Suède, Alaska, steppe Russe…) et dans les régions de hautes altitudes d’Asie. Ce sont d'ailleurs les peuples de ces régions froides qui ont découvert les vertus adaptogènes de cette plante. Ainsi, les Inuits et les vikings l’utilisaient traditionnellement depuis plusieurs millénaires pour accroitre leur résistance au froid, à la fatigue et au stress. Ce sont ces vertus qui ont donné à la racine d'or le titre honorifique de « plante des centenaires sibériens ».

Aujourd’hui, tous les pays développés s’intéressent de nouveau à cette plante. En effet, les recherches scientifiques confirmant les vertus de la rhodiola sont de plus en plus nombreuses. 

 

Ce sont les Vikings qui les premiers nous ont laissé des références de l’utilisation thérapeutique de cette plante. En effet, la Rhodiola rosea s’avère être une des plantes adaptogènes les plus puissantes connues à ce jour. Les vikings l’utilisaient donc pour augmenter leur résistance au stress, qu’il soit physique ou mental. 

 

C’est au début de notre ère que la Rhodiola a vraiment commencé à être utilisée en tant que plante médicinale. C’est Discorides, célèbre médecin grec, qui référencera le premier cette plante pour ses vertus dans "De Materia Medica", le traité de matière médicale qui sera considéré comme la référence pendant des siècles par une grande majorité des peuples méditerranéens.

 

Au 8e siècle la racine d'or était toujours connue car elle fait son apparition dans le récit de Jason et la toison d’or. Celui-ci s’est vu offrir une potion de plante par Médée afin de réussir à terrasser le dragon protecteur de la toison. Historiens et chercheurs en littérature ont ensuite compris qu’il s’agissait d’une décoction de Rhodiola rosea. 

 

C’est au fil des siècles que cette plante aux incroyables vertus se fit oublier, jusqu’à il y a de cela quelques décennies où, là alors, les chercheurs de l’ancienne URSS ont redécouvert ses vertus.

C’est en plein contexte de guerre froide que le régime d’URSS redécouvre la racine d'or. De très nombreuses études scientifiques seront menées par les soviétiques sur cette plante pendant ces années. Ils redécouvriront ainsi l’incroyable pouvoir adaptogène et revitalisant de cette plante. Les études mirent en évidence une efficacité telle que la Rhodiola fut donnée aux cosmonautes et aux militaires en mission afin que ceux-ci jouissent pleinement de toutes leurs capacités mentales et physiques.

 

Le gouvernement soviétique voyait un potentiel très important dans la Rhodiola, à tel point que la totalité des recherches sur le sujet sont restées classées secret défense, jusqu’a la chute du mur en 1989. 

 

 

vertus thérapeutiques 

 

La racine d'or, de par ses vertus adaptogènes est un puissant allié du mental. En effe, celle-ci lutte efficacement contre le stress et augmente la résistance face à ce dernier. Elle aide aussi à combattre les états dépressifs, les crises d’angoisse et les troubles d’attention. De nombreuses études cliniques faites sur des sujets soumis au stress ou à la fatigue ont été réalisées (Spasov et al., 2000) Ainsi, des médecins travaillant de nuit ou des étudiants en période d’examens ont constaté, suite à la prise de Rhodiola, que leurs états physiques et mentaux s’amélioraient, tout comme leurs fonctions cognitives et leurs capacités de concentration (Shevtsov, 2003).

Nous savons aujourd’hui que la prise de racine d'or permet une régulation de la production de cortisol et d’adrénaline, agissants directement sur les systèmes nerveux sympathique et parasympathique. La Rhodiola possède aussi la capacité de favoriser la production de dopamine qui est plus vulgairement connue sous le nom d’hormone du bonheur, ou hormone de la satisfaction.

 

Des études cliniques ont aussi cherché à mesurer l’impact de la prise de Rhodiola sur les fonctions sexuelles. 

Des études menées suggèrent l’efficacité de la rhodiola pour lutter contre les dysfonctionnements sexuels causé par le stress (Edwards et al., 2016)De plus, cette plante convient tout autan aux hommes qui souhaitent juste améliorer leur libido et leurs performances sexuelles. 

 

Les effets anti-fatigue et revitalisant que l’on attribue à la racine d'or sont désormais prouvés par les études clinique. Une prise régulière de Rhodiola favorise la récupération après l’effort et l’endurance (Abidov et al. 2003). De nombreux sportifs aujourd’hui utilisent cette plante car elle n’est pas dopante malgré ses effets remarquable sur le physique. 

 

Principes actifs 

 

Les rosavines et les salidrosides sont les principes actifs les plus important dans la racine d’or, en tout cas les plus étudiés jusqu’a présent. Ce sont ces deux molécules qui agissent sur les taux de dopamine et de cortisol.

 

La Rhodiola renferme aussi cependant de nombreux flavonoides et  plus d’une dizaine d’acides aminés et de sels minéraux.

 

Références

 

Spasov AA1, Wikman GK, Mandrikov VB, Mironova IA, Neumoin VV.  2000. A double-blind, placebo-controlled pilot study of the stimulating and adaptogenic effect of Rhodiola rosea SHR-5 extract on the fatigue of students caused by stress during an examination period with a repeated low-dose regimen. Phytomedicine. 2000 Apr;7(2):85-9.

 

Shevtsov VA1, Zholus BI, Shervarly VI, Vol'skij VB, Korovin YP, Khristich MP, Roslyakova NA, Wikman G. 2003. A randomized trial of two different doses of a SHR-5 Rhodiola rosea extract versus placebo and control of capacity for mental work. Phytomedicine. 2003 Mar;10(2-3):95-105.

 

Abidov M1, Grachev S, Seifulla RD, Ziegenfuss TN. , 2004. Extract of Rhodiola rosea radix reduces the level of C-reactive protein and creatinine kinase in the blood. Bull Exp Biol Med. 2004 Jul;138(1):63-4.

 

Edwards, V. Kumar, M. Nöldner , 2016. Stress-induced sexual dysfunction in rodents and humans: the Rhodiola rosea extract WS® 1375 shows clinical promise. Volume 13, Issue 5, Supplement 2, Page S158